Débuter en colombophilie
Personne ne naît colombophile. Tous les membres du club ont commencé quelque part, la plupart sans rien y connaître, et souvent parce qu’un voisin ou un grand-père les a emmenés voir un colombier un dimanche matin.
Voici ce qu’il faut savoir avant de se lancer, dans l’ordre où les questions se posent réellement.
Les six étapes
- 1
Comprendre dans quoi vous vous engagez
Un colombier demande une présence quotidienne, matin et soir, toute l’année. C’est peu de temps à chaque fois, mais c’est tous les jours. C’est le vrai critère à peser avant de se lancer.
- 2
Rencontrer des colombophiles
Aucun livre ne remplace une visite. Voir comment un colombier est agencé, comment les oiseaux réagissent, comment se fait un entraînement : c’est là qu’on apprend le plus vite.
- 3
Préparer le colombier avant les pigeons
Sec, aéré sans courant d’air, orienté pour recevoir le soleil, fermé aux prédateurs et aux rongeurs. Faites-le valider par un membre du club avant de le monter, cela évite des reprises coûteuses.
- 4
Prendre la licence
La licence de la Fédération Colombophile Française, à 50 €, atteste que vous appartenez à une association reconnue. Elle est obligatoire pour détenir des pigeons voyageurs.
- 5
Recevoir ses premiers pigeons
Les colombophiles du club en font don au nouvel amateur. C’est une tradition, et c’est aussi la meilleure façon de démarrer avec des oiseaux dont on connaît l’origine.
- 6
Apprendre à les entraîner
On commence par des lâchers courts, tout près du colombier, puis on éloigne progressivement. La progression se fait sur des semaines, pas sur des jours.
Trois erreurs qu’on voit souvent
Commencer par acheter des oiseaux chers
Un bon pigeon dans de mauvaises mains ne donne rien. Les premières années servent à apprendre. Autant les passer avec des oiseaux offerts par le club, dont on connaît l’origine et le comportement.
Négliger la ventilation du colombier
C’est la cause la plus fréquente de problèmes respiratoires. Un colombier doit respirer sans que les oiseaux soient dans un courant d’air. L’équilibre se règle bien mieux avec quelqu’un d’expérimenté sur place.
Vouloir des résultats la première saison
La colombophilie doit rester un jeu où l’on prend plaisir à aimer ses pigeons, à les soigner et à se retrouver entre amis. Les classements viennent après, et ils viennent à ceux qui observent leurs oiseaux.
La première chose à faire
Écrire. Marco Monsanto répond aux questions des débutants, y compris les plus élémentaires, et vous proposera de venir voir un colombier avant toute chose.